J’ai testé le jeûne intermittent, je vous en parle !

Le jeûne intermittent ou “intermittent fasting” est un terme que vous avez sûrement dû voir passer au moins une fois en lisant un article, dans un coin de votre fil d’actualités ou encore entre deux émissions à la télévision. Loin d’être un nouveau “régime miracle” comme le laisserait croire la communication autour, le jeûne intermittent, pratiqué dans les règles de l’art, se veut être une méthode efficace pour baisser le taux de masse graisseuse dans le corps, et par ailleurs perdre du poids. En effet, il peut être introduit ponctuellement dans notre alimentation sans y apporter quelconque forme de restriction calorique ou de frustration.

Selon la définition de Wikipédia :

« Le jeûne intermittent est un régime alimentaire qui consiste à alterner des périodes de jeûne et des périodes d’alimentation normale. »

Autrement dit, c’est une pratique qui consiste à faire des jeûnes courts (16h / 24h) visant à reposer l’organisme et à lui permettre de profiter amplement des bénéfices santé des différents nutriments. Il existe plusieurs façons de pratiquer le jeûne intermittent selon les objectifs et les préférences de chacun : Jeûne de 24h, jeûne à l’eau, Eat/Stop/Eat …

Curieuse de savoir si cette méthode honore réellement ses promesses, je décide donc de l’essayer pour m’en faire un avis personnel. Les conditions de l’expérimentation se présentent comme suit :

  • Sujet : Ily, femme de 27 ans, végétarienne à tendance végétalienne, active – mes journées sont ponctuées par des déplacements fréquents entre chantiers, réunions clients, travail au bureau, et courses quotidiennes –
  • Durée : 5 jours (du lundi au vendredi)
  • Protocole du jeûne : Pas de petit déjeuner au réveil. Premier repas vers 14h/15h. Boire de l’eau, tisanes, thés, cafés à longueur de journée. Dernier repas/collation vers 19h30/20h. Durée du jeûne sur 24h : 17 heures

En respectant ce protocole, je dois dire que les 2 premiers jours étaient les plus difficiles, car il s’agissait de rompre une habitude presque sacrée pour moi, qui n’est autre que le fameux “petit déjeuner”. Au départ de l’aventure, c’est ce qui m’effrayait le plus – ayant une dent sucrée et un besoin énergétique accru – je redoutais de ne pas pouvoir entamer ma journée de bon pied en me passant de ce repas. Or, contre toute attente, le petit déjeuner, notamment si il est constitué de glucides, n’a aucun effet sur la concentration, encore moins sur l’énergie. Bien au contraire, le fait de prolonger la période de jeûne jusqu’au début de l’après-midi stimulait davantage mon cerveau, car elle permettait à mon organisme de canaliser toute son énergie pour l’accomplissement des tâches que je réalisais plutôt que pour la digestion. D’autre part- et c’est ce qui constitue le leitmotiv premier de ce challenge pour moi- ce sont mes pulsions pour les aliments sucrés qui se sont vues affaiblir dès le premier jour, jusqu’à disparaître au bout des cinq jours. Même si j’avais éradiqué les sources de sucre raffiné de mon alimentation depuis bien des lustres déjà, je continuais à avoir des “envies” de goût sucré, notamment vers l’après-midi, ce que je comblais sans trop de peine en mangeant des fruits et des fruits secs (que j’adore au passage! ). Ce semblant “d’addiction” me gênait encore, car étant une grande rebelle dans l’âme, je n’acceptais pas d’être esclave d’une pulsion (certainement hormonale) encore moins des caprices de mon palais ! Chose faite, cette période de jeûne a réussi à calmer (partiellement) mes pics d’insuline (et mon abdomen ne s’en porte que mieux !).

Pour faire un bilan conci de mon expérience de jeûne intermittent sur ces cinq jours, je dirai :

+ Economie de temps et de budget : On passe moins de temps à cuisiner et on réduit ses courses

+ Meilleur contrôle des fringales et des envies de “sucre”

+ Concentration renforcée sur les tâches à réaliser

+ Clarté d’esprit et réactivité accrues

+ Énergie constante sur la journée et absence de sautes d’humeur

– Adaptabilité limitée pour les personnes ayant une profession “non sédentaire” : Les personnes ayant des déplacements fréquents dans le cadre de leur activité professionnelle peuvent avoir du mal à déterminer une heure fixe pour rompre le jeûne (ce qui est important à préserver pour l’équilibre de l’organisme)

– Des effets détox peuvent survenir durant les deux premiers jours (voire plus, selon le besoin du corps de se détoxifier) : Migraines, irritabilité, coups de fatigue en fin de journée, insomnie, et problèmes du transit intestinal. Ces effets n’arrivent pas systématiquement en jeûnant mais il est important de garder en tête qu’ils sont signe de bon fonctionnement de l’organisme dans son processus de nettoyage.

– Difficultés – notamment pour les personnes végétaliennes – à combler l’ensemble de leurs besoins énergétiques en calories sur la journée. En effet, la plage horaire dédiée à l’alimentation étant restreinte à 8h, 6h ou 4h sur les 24h, on peut facilement se retrouver en déficit calorique. C’est la raison pour laquelle j’ai fait le choix de débuter le jeûne plutôt le soir (vers 20h) pour le rompre plutôt en journée (vers 13h / 14h). Ainsi, je me laissais le temps de placer deux repas plutôt qu’un seul sur la journée.

Enfin, il y a un dernier point qui est plutôt “neutre” à mon sens, car il dépend de plusieurs facteurs qui diffèrent selon chaque personne, notamment : l’objectif de départ, le mode alimentaire et la vitesse du métabolisme. Il s’agit de “la perte de poids”. Pour ma part, j’ai perdu 2kilos sur ces cinq jours. Donc, dans le cadre d’un programme de remise en forme, je pense que alterner le jeûne intermittent avec un rééquilibrage alimentaire peut apporter ses fruits en terme de perte de poids.

Pour conclure, je dirai que cette expérience m’était très bénéfique car elle a permis à mon organisme de briser la routine dans laquelle il s’était installé depuis quelques mois, et de redonner du pep’s à mon quotidien (oui, oui les challenges ça motive à bloc et ça renforce la confiance en soi :D). Pour ma part, je pense pouvoir l’intégrer régulièrement dans mon quotidien, de manière ponctuelle ou selon l’humeur au réveil : 2 à 4 jours de jeûne par semaine me semble aujourd’hui faisable sans trop de difficulté ni de pression.
Enfin, il est important de savoir que quelle que soit notre routine alimentaire, il n’y a pas de miracle. Le fait de rester à l’écoute de son corps et de privilégier les “approches médianes” demeurent les “vrais secrets” pour avoir une hygiène de vie équilibrée, stable et saine durablement.

source : neobienetre.fr

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